Also sprachen die Fliegen des Parktes ou la fiction du lundi matin !

​« Fliehe, mein Freund, in deine Einsamkeit! Ich sehe dich von giftigen Fliegen zerstochen. Fliehe dorthin, wo rauer, starker Wind bläst! Sie beneiden dich. Sie wollen dein Blut, und sie sehen nicht den Adel deiner Seele. Lass sie ziehen, sie sind klein, und ihre Rache ist klein. »

Also sprach Zarathustra, section « Von den Fliegen des Marktes » — Nietzsche… *

​Et encore une journée de canicule ; le soleil darde ses rayons brûlants depuis ce matin sur Kandide et son bipède. Une nuée de mouches se concentre. Elles sont partout, se posent sur eux, les harcèlent, elles bourdonnent frénétiquement dans leurs oreilles. Kandide essaie de les chasser mais elles se posent sur son encolure. Leur regard métallique contraste avec la douceur des fleurs d’althéa qu’il tente de déguster, en compagnie de son bipède. Les mouches ne les lâchent pas, elles ne présagent rien de bon. Ces ventouses bleues avancent comme des rémoras, sous couvert d’une affection simulée. Elles ont déjà commencé à capter la vitalité, les richesses, le sang, le temps. Si les victimes ne prennent pas la décision de partir avant d’être assiégées, encerclées, pour fuir le confort illusoire, enfin si elles se laissent bercer par ces nuisibles ailées dans une oppressante nasse affective invisible, elles deviendront les architectes de leur soumission et se feront phagocyter par ces mouches hyperactives. La tentation est grande, de croire au mythe de la nouvelle alliance fusionnelle pour valider une rupture. Mais accepter par esprit d’alliance une nouvelle domination motivée par l’ingérence, n’est-ce pas par avance, programmer sa propre déchéance personnelle future ? Détruire une relation existante pour s’offrir en pâture à des prédateurs, dont l’appât du sang nouveau serait le moteur ?

​Fuyez, laissez votre fier destrier vous emmener vers cet horizon où l’air est pur, où l’herbe est verte ; laissez derrière vous les mouches, ces créatures petites, intéressées et si envieuses..

* Friedrich Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra, en 1883, évoquait l’affirmation de soi au travers de son chapitre intitulé : « Des mouches de la place publique ». Il enjoignait les victimes à fuir ceux qui s’abreuvent de la valeur d’autrui et manigancent en sourdine:

​« Fuis, mon valeureux ami, dans ta solitude ! Je te vois harcelé par de venimeuses mouches. Fuis là où souffle un air rude et fort. Ils te jalousent, ils veulent ton sang et ils ne voient pas la noblesse de ton âme. Laisse-les partir, ils sont petits et leur vengeance est petite. »
Par jeu, j’ai remplacé Markt ( = place publique, Marktes au génitif) par Park, qui signifie le parc, cet espace où je vis.. juste pour rire, j’ai inventé un génitif vieilli, Parktes.


Kandide

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