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Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi : - ceux qui voulaient faire la même chose, - ceux qui voulaient le contraire, - et l'immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire.
Lao Tseu
 
Le jeu, indicateur de bien-être ou de mal-être?
 



Le jeu est un élément important de la vie du jeune Mammifère, il fait partie intégrante des éléments de son développement comportemental. Des études réalisées chez plusieurs espèces montrent qu’une absence de jeu ou une diminution du temps consacré au jeu pendant le jeune âge est un indicateur potentiel de mal-être.

Le jeu, indicateur de bien-être chez le poulain

L’absence de jeu chez un jeune animal est également souvent observée lors d’attachement non « sécurisé », lorsque le jeune consacre toute son attention à sa mère et est par conséquent peu ouvert aux sollicitations de son environnement et de ses congénères. Ainsi, chez le poulain, des intérférences autour de la naissance ou de la première tétée peuvent entraîner un attachement excessif à la mère et des fréquences de jeu plus faibles que chez les autres poulains. Mais si le jeu est un indicateur positif de bien être chez le jeune, qu'en est-il chez l’adulte ?

Un signal d'alerte chez les chevaux adultes

Divers études se sont intéressées à la fréquence du jeu chez les individus adultes. Il apparaît que les comportements de jeux sont plus nombreux dans certaines conditions : privation de nourriture chez le chat, remise en groupe après un isolement social pendant un certain temps (de jeunes chevaux maintenus seuls pendant leur développement social jouent plus que leurs congénères lors de la remise en contact social), forte densité… Ainsi, le jeu est plus fréquent chez les animaux captifs que chez les individus sauvages vivant en liberté. Ainsi, en milieu naturel, le jeu ne se rencontre régulièrement que jusqu’au stade de « jeune adulte », il reste occasionnel et limité à certains individus au stade adulte. De plus, le jeu peut également se transformer en comportement compulsif, comme le hamster qui tourne sans relâche sur sa roue dans sa cage… Plusieurs études ont été menées chez des poneys et des chevaux afin d’évaluer ce que reflète le jeu chez l’équidé adulte. Ces études indiquent que chez l’adulte, le jeu n’est pas un indicateur de bien-être et doit au contraire intriguer voire alerter : le cheval adulte joue-t-il par ennui (peu de fourrage, paddock vide, absence de congénère) ? Par stress social ? En raison d’un état physiologique dégradé ? Enfin, l’expression de jeu dans la relation homme-cheval doit inciter à la prudence, car on observe fréquemment dans la nature une transition rapide entre les « poursuites » et le passage à l’agression… Ainsi, si le jeu est un indicateur positif chez le jeune, il ne l’est pas chez le cheval adulte.

Source : M. Hausberger, C. Fureix, M. Bourjade et al, Le jeu : indicateur de bien-être ou de mal-être ? 36° journée de la recherche équine, 4 mars 2010, Paris.

 
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