Visiteurs: 280433
Aujourd'hui: 94
Se connecter



S'inscrire
Mot de passe oublié

Newsletter


Archives

« La position prime sur l’action. »
.
 
Automédication - quels sont les risques?
 



Produits qui traînent dans la pharmacie, impression de « savoir-faire », volonté de faire des économies… la tentation d’auto-médiquer son cheval est grande. Pourtant, les conséquences peuvent être graves...

1. C’est illégal.

La pratique de la médecine vétérinaire équine est réservée… aux vétérinaires.
Vous n’avez pas le droit d’effectuer des actes médicaux ou chirurgicaux sur vos chevaux, c’est passible de sanction pénales et d’amendes ! Cela concerne aussi la vaccination, une seule personne est habilitée à la pratiquer : votre vétérinaire.

2. C’est dangereux.

En prenant l’initiative de soigner votre cheval sans l’avis du vétérinaire, vous pouvez mettre sa santé en danger.

En voici en exemple : après une séance de travail, votre cheval vous apparait raide, ne veut plus avancer et ses muscles sont contractés. Vous vous dites qu’une injection d’anti-inflammatoires soulagera sûrement ses contractures ? Surtout pas !

Si votre cheval est déshydraté ou présente une myosite, les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être toxiques pour ses reins…

3. Çela peut coûter cher.

Imaginez que votre cheval présente une forte douleur oculaire et tient son œil fermé. Vous pensez à une uvéite, car il en a déjà eu une. Vous vous apprêtez à utiliser cette pommade que votre vétérinaire vous avait alors prescrite pour votre cheval. Grave erreur : s’il s’agit d’un ulcère de la cornée (présentation clinique relativement similaire), les pommades pour uvéites sont contre-indiquées ! Elles contiennent des corticoïdes, molécules qui vont aggraver l’ulcère et retarder la guérison… A la suite de cela, les lésions seront plus avancées, le traitement prendra plus temps et c’est votre porte-monnaie qui va en pâtir…

Vouloir faire l’économie d’une consultation vétérinaire est rarement un bon calcul.

Dr Bruno Baup

 
Cette page a été vue 4093 fois