Derniers articles http://aequus.fr Derniers articles (C) 2005-2009 PHPBoost fr PHPBoost La foulée juste http://aequus.fr/articles/articles-11-56+la-foulee-juste.php http://aequus.fr/articles/articles-11-56+la-foulee-juste.php <strong>La foulée juste</strong><br /> <br /> <em>Par Michel Février</em><br /> <br /> <br /> <!-- START HTML --> <p><span class="quart"> <p>La discipline du saut d'obstacles exige de la part du cheval une exactitude rigoureuse demandant une préparation technique des plus affinées. Pourquoi? La moindre petite faute peut être sanctionnée par une pénalité et ne peut être rattrapée : une barre qui tombe, un dérobé ou un refus devant l'obstacle, sont vus par tous, même ceux qui n'ont aucune connaissance particulière en la matière.</p> </span></p> <p>Comment cette faute peut-elle arriver? Est-ce une faute d'inattention incombant au cavalier ou au cheval? C'est donc bien en déterminant exactement les responsabilités de chacun des protagonistes que l'on va pouvoir répondre à cette question fondamentale.<br /><br />D'abord, est-ce le cheval ou le cavalier qui prend la décision de sauter? Cette question paraît simplette tellement elle est évidente. Mais elle est fondamentale dans la mesure où c'est bien la responsabilité entière du cavalier qui est engagée dans cette affaire.</p> <p><span style="font-size: x-small;">Il ne faut jamais perdre de vue que le cheval n'a qu'un seul désir, c'est de galoper librement dans son pré et d'y manger l'herbe. Donc, tout ce qui va suivre va bien reposer entièrement sur les épaules de son cavalier.<br /><br />Le cavalier doit tenir compte de deux paramètres principaux : pour l'environnement, de la nature du terrain et des conditions atmosphériques et pour son cheval, de sa condition musculaire, c'est à dire son aptitude physique et mentale à assumer les efforts à venir.<br /><br />Le cavalier est responsable de l'état de la musculation de son cheval, autrement dit, de la possibilité d'exploiter ou non son potentiel à la mesure de ses moyens. A l'abord de l'obstacle, la bonne, la mauvaise ou la juste foulée en découlera, ipso facto.<br /><br />La question est maintenant de savoir si le cavalier doit rester le maître absolu de la conduite du cheval à l'obstacle ou s'il doit lui laisser une part d'initiative. Dans un cas, le cavalier risque, en cherchant toujours la bonne foulée, de trouver la mauvaise.<br /><br />C'est intéressant aussi de vouloir laisser au cheval l'initiative de l'approche de l'abord de l'obstacle. Il va rechercher la foulée qui lui permet de passer l'obstacle à sa juste mesure, en faisant un minimum d'efforts. Il va trouver la foulée juste.<br /><br />L'un se focalisera sur la préparation de l'abord du saut dans les dernières foulées, l'autre aura donné les moyens au cheval de prendre la mesure exacte de l'effort à fournir pour le franchissement de chaque obstacle afin d'effectuer un parcours sans faute. <br /><br />Ainsi, bien souvent, un cheval ayant à l'origine des capacités moindres peut obtenir des meilleurs résultats du fait que son cavalier a réussi à lui faire dépasser la barre des 50% de son potentiel « brut » (cf l’article : le potentiel du cheval); il se trouve alors dans les conditions optimales pour faire progresser sa masse musculaire vers les 100% de ses capacités et donc dans une aptitude optimale de jugement de l’évaluation de la hauteur de l’obstacle à franchir sans efforts. <br /><br />[…Le fait d'avoir le sentiment d'être sur la "bonne" foulée n'implique pas automatiquement que l'on soit sur une foulée "juste"…]</span></p> <p><span style="font-size: x-small;">Extrait du manuel "<strong>Cheval Oblige II</strong>" par Michel Février.</span></p> <iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&bc1=000004&IS2=1&bg1=000004&fc1=FFFFFF&lc1=FFFFFF&t=aequfreducfon-21&o=8&p=8&l=as1&m=amazon&f=ifr&asins=274830117X" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe> <!-- END HTML --> Tue, 21 Sep 2010 23:51:01 +0200 Enseignants et Dresseurs http://aequus.fr/articles/articles-11-55+enseignants-et-dresseurs.php http://aequus.fr/articles/articles-11-55+enseignants-et-dresseurs.php <strong>Enseignants et Dresseurs</strong><br /> <em>Par Michel Février</em><br /> <br /> <!-- START HTML --> <p><span class="quart"> <p><span style="color: #000000;">La pratique de l'&eacute;quitation s'effectue dans des structures plus ou moins adapt&eacute;es appropri&eacute;es &agrave; la rendre plus ou moins attrayante. Cela d&eacute;pend de la qualit&eacute; des locaux, de celle du niveau p&eacute;dagogique des enseignants et bien &eacute;videmment du degr&eacute; de dressage des chevaux ou poneys destin&eacute;s &agrave; l'instruction des cavaliers.&nbsp;</span></p> </span></p> <p><span style="color: #000000;">Si des progr&egrave;s substantiels ont &eacute;t&eacute; faits en mati&egrave;re d'accueil, de convivialit&eacute;, de formation, de s&eacute;curit&eacute; des installations et des mat&eacute;riels, il semble que l'&eacute;quitation dite "classique" tombe en d&eacute;su&eacute;tude au fil des ann&eacute;es. Bref, l'&eacute;cole des aides et le perfectionnement &eacute;questre ne font plus recette, de nouvelles m&eacute;thodes d'approche du cheval apparaissant plus attractives.</span></p> <p><span style="color: #000000;">A cela, il n'y a rien &agrave; redire si la majorit&eacute; des cavaliers "clients" y souscrivent en y trouvant leur compte. La question &agrave; se pose</span><span style="color: #000000;">r alors est de comprendre la ou les raisons pour lesquelles les cavaliers se d&eacute;tournent ainsi de l'&eacute;quitation classique jusqu'&agrave;, trop souvent, l'abandonner. Le manque d'int&eacute;r&ecirc;t provient, &agrave; la base, de l'ennui, de la peur (des chevaux), d'une certaine routine dans le d&eacute;roulement d'une s&eacute;ance. <br /> <br /> Soit le cavalier abandonne parce qu'il a trop peur, soit il a l'impression de pi&eacute;tiner et ne plus progresser. Peur ou d&eacute;sint&eacute;ressement ne peuvent avoir qu'une seule cause : la qualit&eacute; des chevaux ou poneys. Or suffit-il de payer un cheval tr&egrave;s cher pour qu'il soit "gentil" et qu'il fasse tout ce qu'on lui dit de faire? De toute fa&ccedil;on, un centre &eacute;questre ne peut pas se permettre d'acqu&eacute;rir des chevaux &agrave; ces prix l&agrave;.<br /> </span><br /><span style="color: #000000;"> On peut donc ais&eacute;ment conclure que ce ne sont pas les chevaux les plus performants qui atterrissent &agrave; l'instruction. Il va</span><span style="color: #000000;"> donc falloir que l'enseignant pallie ce manque de qualit&eacute; des chevaux par une attention particuli&egrave;re qu'il devra porter &agrave; leur dressage et s'investir donc dans ce travail pour les am&eacute;liorer. Encore faut-il que l'enseignant lui-m&ecirc;me ait subi une formation pro</span><span style="color: #000000;">pre &agrave; lu</span><span style="color: #000000;">i permettre de savoir v&eacute;ritablement faire face &agrave; tous les probl&egrave;mes inh&eacute;rents &agrave; la conduite du cheval.<br /> <br /> Dans la r&eacute;alit&eacute;, l'enseignant ne se pr&eacute;occupe pas ou peu du sort des chevaux d'instruction. Diverses raisons &agrave; cela et une majeure : c'est qu'il ne peut pas &ecirc;tre en m&ecirc;me temps au four et au moulin! Il doit bien souvent assurer l'entretien des &eacute;curies (fumier, nourriture, infrastructures, etc&hellip;), jouer le r&ocirc;le "d'h&ocirc;tesse d'accueil", celui de gestionnaire, faire les reprises et en plus, toujours garder le sourire! C&agrave; fait des sacr&eacute;es journ&eacute;es! Mais le client, o&ugrave; le place-t-on dans ce dispositif? S'il paye, il a le droit d'exiger un service minimum en retour.</span><br /><span style="color: #000000;"> <br /> En fin de compte, qu'est-ce qu'un cheval dress&eacute;, ne posant aucun probl&egrave;me &agrave; son cavalier? Est-ce trop demander que d'avoir un cheval qui s'arr&ecirc;te, qui avance, qui recule, qui tourne &agrave; droite, qui tourne &agrave; gauche, dans le contr&ocirc;le de ses allures sur le plat et &agrave; l'obstacle, quand on le lui demande? C'est peut-&ecirc;tre dans la r&eacute;solution de ce minimum de service que, bien souvent, le cheval ne peut pas rendre, que se trouve la solution. Le cavalier d&eacute;butant apprendrait d&eacute;j&agrave; ce qu'est le tact &eacute;questre car il n'aurait aucun mal &agrave; suivre la mesure exacte du degr&eacute; de sensibilit&eacute; du cheval acquise &agrave; la moindre pression des doigts et des jambes.<br /> <br /> On ne demande pas &agrave; un enseignant d'&ecirc;tre un dresseur. Il faut savoir pourtant que l'avenir des centres &eacute;questres se fera sur la r&eacute;ussite de l'enseignement de base. Il faut donc qu'un travail de dressage de base soit entrepris sur l'animal. Cela est de la responsabilit&eacute; pleine et enti&egrave;re de l'enseignant. Il en tirera grand b&eacute;n&eacute;fice jusqu'&agrave; pratiquer ou faire conna&icirc;tre &agrave; ses clients telle ou telle autre forme d'&eacute;quitation dans le souci constant d'une s&eacute;curit&eacute; pleinement assur&eacute;e, du point de vue du cavalier comme celui du cheval.<br /> *&laquo;&hellip;L&rsquo;autre aspect consiste &agrave; travaillertous les chevaux, champions ou de carri&egrave;re (d&rsquo;instruction), avec la m&ecirc;me attention, en apportant un soin particulier &agrave; ceux qui sont susceptibles de souffrir le plus&hellip; &raquo; </span></p> <p><span style="color: #000000;">D'apr&egrave;s les enseignements du manuel "Cheval Oblige II" par M. F&eacute;vrier</span></p> <iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&bc1=000004&IS2=1&bg1=000004&fc1=FFFFFF&lc1=FFFFFF&t=aequfreducfon-21&o=8&p=8&l=as1&m=amazon&f=ifr&asins=274830117X" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe> <!-- END HTML --> Tue, 21 Sep 2010 23:49:01 +0200 Le potentiel du cheval http://aequus.fr/articles/articles-11-54+le-potentiel-du-cheval.php http://aequus.fr/articles/articles-11-54+le-potentiel-du-cheval.php Le potentiel du cheval<br /> <br /> Par Michel Février<br /> <br /> <!-- START HTML --> <p><span class="quart"> <p><span style="color: #000000; font-size: small;">Chaque cheval est marqu&eacute;, &agrave; sa naissance, de possibilit&eacute;s physiques et mentales inh&eacute;rentes &agrave; sa propre identit&eacute;. Il existe une in&eacute;galit&eacute; de fait, naturelle, et personne n'y peut rien. On peut donc admettre que ce sont les chevaux les mieux arm&eacute;s musculairement et mentalement qui seront les meilleurs.</span></p> </span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">La comp&eacute;tition rend compte de ce fait av&eacute;r&eacute; car, en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale, les chevaux les plus performants sont toujours en t&ecirc;te. Encore faudrait-il s'entendre sur la d&eacute;finition exacte du terme performance. </span></span></p> <p><span style="color: #000000; font-size: small;">En effet, il n'est pas certain que ce soit toujours celui qui poss&egrave;de des pr&eacute;dispositions naturelles les plus marqu&eacute;es qui gagne toujours. Trop souvent, la hi&eacute;rarchie bouge au fur et &agrave; mesure du d&eacute;roulement du nombre de comp&eacute;titions. Le cavalier met, ipso facto, cela sur un &eacute;tat de fatigue normale. La question se pose alors de savoir pourquoi les chevaux subissent des baisses de forme. Pos&eacute;e en ces termes, la question ne peut &ecirc;tre r&eacute;solue car le cavalier aura toutes les bonnes raisons de justifier la m&eacute;forme de son cheval. Et pour lui, la faute en incombera uniquement au cheval. La r&eacute;ponse &agrave; la question "pourquoi" engendre donc toute facilit&eacute; de se justifier "soi-m&ecirc;me" par des mauvaises r&eacute;ponses.</span></p> <p><span style="color: #000000; font-size: small;">Posons alors la question autrement : &laquo; comment &raquo; se fait-il que mon cheval soit fatigu&eacute;? Quand on pose la question ainsi, le cavalier est oblig&eacute; de r&eacute;pondre &agrave; un probl&egrave;me technique. Il va donc prendre sur lui toute la responsabilit&eacute; de chercher &agrave; savoir ce qui a conduit le cheval &agrave; cet &eacute;tat de fatigue sans qu'il s'en soit aper&ccedil;u sinon au moment o&ugrave;, son cheval, &agrave; bout de forces, a commenc&eacute; &agrave; faire des fautes. Et la r&eacute;ponse sera qu'il n'a rien fait qui puisse permettre au cheval de rester dans la forme gagnante qu'il avait en d&eacute;but de saison. La performance est immanquablement li&eacute;e &agrave; une notion de dur&eacute;e et non d'actes isol&eacute;s brillants certes, mais sans lendemain. La r&eacute;ponse &agrave; la question "comment" engendre toute facilit&eacute; de justifier sa responsabilit&eacute; enti&egrave;re par une seule bonne r&eacute;ponse mais aussi et surtout toute la difficult&eacute; de se remettre en question soi-m&ecirc;me.<br /> <br /> On peut en conclure d&eacute;j&agrave; que ce n'est donc pas le cheval le plus dou&eacute; qui obtiendra les meilleurs r&eacute;sultats le long de sa carri&egrave;re. Un cheval moins dou&eacute; mais constamment entra&icirc;n&eacute; aura sur la dur&eacute;e des r&eacute;sultats sup&eacute;rieurs. Un potentiel un peu plus faible au d&eacute;part ne cessera alors de s'accro&icirc;tre et de se renforcer au fil des saisons de comp&eacute;tition. Il est certain que ce cheval n'atteindra jamais les hauteurs de performance de l'autre mais, au moins, aura-t-il &eacute;t&eacute; manag&eacute; de telle sorte qu'il ait pu aller presque &agrave; la limite de ses propres possibilit&eacute;s sans jamais avoir &agrave; en souffrir. Imaginez un peu ce qu'il en aurait &eacute;t&eacute; de celui dont le potentiel &eacute;norme n'a pu s'exprimer &agrave; cause de son cavalier? Ah! vous aussi, vous en connaissez de ces cavaliers! <br /> <br /> L'&eacute;valuation du potentiel d'un cheval n'est pas quelque chose d'insurmontable &agrave; apprendre. Il faut quand m&ecirc;me se rendre compte qu'on n'a rien &agrave; faire dans une course de Formule 1 avec une 2CV! Vous riez, mais regardez bien autour de vous, y'en a, croyez-moi! Il y a plus souvent, de la part de son cavalier, une sur&eacute;valuation du potentiel du cheval qu'une sous-&eacute;valuation et c'est humain, d'une certaine fa&ccedil;on. Le c&ocirc;t&eacute; affectif fausse le jugement et il n'est pas bon de suivre son avis. Le seul qui soit capable de nous le montrer est encore le cheval lui-m&ecirc;me. Depuis la nuit des temps les hommes &laquo; crient &raquo; &agrave; la t&ecirc;te des chevaux avec les r&eacute;sultats que l'on conna&icirc;t. Qu'arriverait-il si seulement un seul d'entre nous pensait &agrave; le prendre (le penser) tel qu'il est et non pas tel qu'il voudrait qu'il soit?<br /> <br /> Le potentiel du cheval est &agrave; la mesure de la capacit&eacute; r&eacute;elle du cheval &agrave; restituer, avec un cavalier sur son dos, toutes les allures et mouvements qu'il d&eacute;veloppe naturellement, sans difficult&eacute;s ni douleurs, seul et en toute libert&eacute;. </span></p> <!-- END HTML --> Tue, 21 Sep 2010 23:48:25 +0200 Domptage, dressage ou éducation? http://aequus.fr/articles/articles-11-53+domptage-dressage-ou-education.php http://aequus.fr/articles/articles-11-53+domptage-dressage-ou-education.php <strong>Domptage, dressage ou éducation?</strong><br /> <em><br /> Par Michel Février</em><br /> <br /> <!-- START HTML --> <p><span class="quart"> <p><span style="text-decoration: underline;"><strong>LE CHEVAL SAUVAGE</strong></span><br /> <br /> Dans l'&eacute;tablissement d'un projet quel qu'il soit et qui se veut coh&eacute;rent, il n'existe aucune autre possibilit&eacute;, pour le rendre cr&eacute;dible, que de le fonder sur l'existence r&eacute;elle de bases &eacute;videntes, volontairement admises par tout le monde.</p> </span>On peut d'ores et d&eacute;j&agrave; affirmer que l'&eacute;volution de l'esp&egrave;ce animale s'est faite, au cours des mill&eacute;naires, in&eacute;luctablement, &agrave; la suite de chamboulements d'ordre naturel, sans que l'homme ait pu s'y opposer. <br /> Cette p&eacute;riode correspond donc au r&egrave;gne absolu du monde animal o&ugrave; la loi des plus forts s&eacute;vissait sans partage. Le cheval sauvage sauvegardait son immense territoire &agrave; la mesure de sa force physique ou de sa v&eacute;locit&eacute; et de l'importance du nombre d'&eacute;l&eacute;ments composant sa horde.</p> <p><span style="font-size: small;">En m&ecirc;me temps l'homme, lui aussi, &eacute;voluait. Il croissait, se multipliait, bref, finissait par ma&icirc;triser l'environnement dans lequel il vivait. Le monde animal vit alors son espace vital se r&eacute;duire progressivement et son existence se pr&eacute;cariser au fil du temps.</span><br /> <br /> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: x-small;"><strong>LE CHEVAL DOMPTE</strong></span></span><br /><br /> Puis l'homme se rendit compte que certains animaux pouvaient lui &ecirc;tre d'une grande utilit&eacute; pour effectuer des travaux p&eacute;nibles comme ceux ayant trait &agrave; l'agriculture, au transport ou &agrave; la guerre. L'animal sauvage, le cheval en l'occurrence, devenait une b&ecirc;te de somme.<br /> De l'&eacute;tat sauvage, le cheval devait passer &agrave; l'&eacute;tat domestique. Il fallut alors le dompter, c'est-&agrave;-dire r&eacute;duire toutes ses vell&eacute;it&eacute;s en le rendant compl&egrave;tement d&eacute;pendant de l'homme. La loi du plus fort tournait &agrave; l'avantage de l'homme et cela fut possible gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;invention du mors, il n&rsquo;y a pas si longtemps d&rsquo;ailleurs.<br /> Le progr&egrave;s aidant, la civilisation se d&eacute;veloppant et le confort mat&eacute;riel s'accentuant, les relations entre l'homme et le cheval devinrent plus faciles voire plus famili&egrave;res. Cependant, les rapports de force &eacute;taient toujours pr&eacute;pond&eacute;rants.<br /> Aujourd'hui, l'homme s'efforce de reconsid&eacute;rer la vie du cheval &agrave; l'origine. L'&eacute;thologie, &eacute;tude scientifique du comportement de l'animal vivant dans son milieu naturel, s'int&eacute;resse au comportement du cheval sauvage qui n'a rien &agrave; voir avec celui du cheval dress&eacute;. En effet, la mode de l&rsquo;&eacute;thologie actuelle consiste &agrave; vouloir enseigner &agrave; des cavaliers des attitudes bien codifi&eacute;es pour l&rsquo;approche des chevaux sauvages. <br /> L&rsquo;erreur fondamentale, le non-sens m&ecirc;me, est de vouloir l&rsquo;appliquer &agrave; des chevaux &laquo; domestiqu&eacute;s &raquo;, qui, par essence, ne sont plus des chevaux sauvages ! C&rsquo;est comme si voulait faire r&eacute;apprendre l&rsquo;alphabet &agrave; Montaigne, Descartes ou Victor Hugo, non ?<br /><br /><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: x-small;"><strong>LE CHEVAL DRESSE</strong></span></span><br /><br /> Un compromis, sur les bases de codes bien d&eacute;finis, fut &eacute;tablit entre l'homme et le cheval. Aujourd'hui, l'enseignement &eacute;questre est dispens&eacute;, d'apr&egrave;s cette codification, dans les acad&eacute;mies et autres &eacute;coles. Du cheval dompt&eacute;, on passa &agrave; l'&egrave;re du cheval dress&eacute;.<br /> Il faut bien reconna&icirc;tre que cette codification a conduit &agrave; un accord reconnu par des concessions r&eacute;ciproques. Mais qui dit concessions dit limites &agrave; ne pas d&eacute;passer. La nature est ce qu'elle est et a tendance &agrave; reprendre tous ses droits dans des conflits importants.<br /> Les rapports de force sont alors in&eacute;vitables. L'homme consid&egrave;re que l'animal doit se soumettre de gr&eacute; ou de force. Il n'h&eacute;site pas alors &agrave; employer tous les moyens coercitifs qu'il a &agrave; sa disposition pour faire plier l'animal &agrave; une certaine discipline <br /> Le r&eacute;sultat n'est pas souvent &agrave; la hauteur des exigences de l'homme car il se fait au d&eacute;triment de la sant&eacute; mentale et physique du cheval. En tout &eacute;tat de cause, la majeure partie des cavaliers n'adh&egrave;re aucunement &agrave; ce genre de comportement. </span></span></p> <p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br /><strong>LE CHEVAL EDUQUE</strong><br /><br /><br /> C'est toute l'originalit&eacute; de l'enseignement qui est dispens&eacute; dans le manuel "CHEVAL OBLIGE II". <br /> Peut-on r&eacute;ellement &eacute;viter les rapports de force avec le cheval? Comment obtenir des r&eacute;sultats probants et v&eacute;rifiables?<br /><br /> Il est &eacute;vident qu'en se situant dans une communication d'&eacute;coute de l'animal, son attention sera retenue et il sera enclin &agrave; consid&eacute;rer favorablement ce qui lui est demand&eacute;. La seule base valable favorisant ce contact devra s'&eacute;tablir sur un processus contractuel (psychotechnique) favorisant un libre-&eacute;change constant entre une attitude r&eacute;ceptive &agrave; donner d'abord pour recevoir ensuite.<br /><br /> La r&eacute;ussite de la prise de contact est d&eacute;terminante si ce processus s'appuie sur le respect de l'int&eacute;grit&eacute; physique et mental de l'animal. Cela se traduira par un bien-&ecirc;tre imm&eacute;diat que le cheval ressentira lors de la premi&egrave;re s&eacute;ance. L'impression de mieux-&ecirc;tre s'inscrira alors dans son mental et le premier pas sera fait, d'une fa&ccedil;on d&eacute;finitive.<br /><br /> L'envie du cheval de retrouver cette sensation agr&eacute;able l'obligera volontairement &agrave; faire les efforts n&eacute;cessaires pour am&eacute;liorer sa musculation. Le cavalier devra, dans ces conditions, faire preuve de beaucoup d'humilit&eacute; et de retenue afin de ne pas abuser de sa bonne volont&eacute;. La patience sera alors de rigueur pour ne pas aller au-del&agrave; de ses limites.<br /><br /> La cons&eacute;quence directe de ce comportement d&eacute;terminera une absolue confiance du cheval envers le cavalier et vice-versa. Toutes les raideurs, r&eacute;sistances voire d&eacute;fenses, tomberont les unes apr&egrave;s les autres. Ainsi sur la base d'un cheval Coh&eacute;rent va s'appuyer la construction du cheval Athl&egrave;te, puis du cheval Artiste jusqu'&agrave; celle du cheval Juste.<br /><br /> La progression du cheval et de son cavalier est in&eacute;luctable. <br /><br /> <span style="text-decoration: underline;"><strong>Conclusion</strong></span>: <br /><br /> *&laquo; La technique ne vaut rien si elle s'attaque aux forces vives de l'animal, elle est tout si elle sert &agrave; les valoriser &raquo;<br /><br /> *(Extrait du manuel "Cheval Oblige II" par Michel F&eacute;vrier &ndash; Editions PUBLIBOOK &ndash; 133 ante, rue de l&rsquo;Universit&eacute; &ndash; 75 007 PARIS -Prix : 33&euro;54cts)</span></span></p> <iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&bc1=000004&IS2=1&bg1=000004&fc1=FFFFFF&lc1=FFFFFF&t=aequfreducfon-21&o=8&p=8&l=as1&m=amazon&f=ifr&asins=274830117X" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe> <!-- END HTML --> Tue, 21 Sep 2010 23:46:01 +0200 Nature et culture: la part des choses http://aequus.fr/articles/articles-11-52+nature-et-culture-la-part-des-choses.php http://aequus.fr/articles/articles-11-52+nature-et-culture-la-part-des-choses.php <strong>Nature et culture: la part des choses</strong><br /> <em>Par Michel Février</em><br /> <br /> <br /> <!-- START HTML --> <p><span class="quart"> <p>La nature et la culture peuvent se poser en termes de facteurs indispensables &agrave; l'homme sur le plan environnemental. C'est la nature qui nous fait vivre physiquement, c'est la culture qui nous fait progresser. <br /> La compr&eacute;hension du monde animal se fait au prix de l'observance de la loi naturelle qui les r&eacute;git, appuy&eacute;e sur une sensibilit&eacute; acquise sur un fond historique. Ainsi les pays et plus encore les r&eacute;gions du monde ont-elles des approches bien diff&eacute;rentes quand il s'agit du monde animal.</p> </span>Si l'on s'attarde plus sp&eacute;cifiquement sur le comportement du cheval, on peut remarquer des diff&eacute;rences notables entre des conceptions plus ou moins &eacute;labor&eacute;es de son utilisation. Les buts n'&eacute;tant pas les m&ecirc;mes, la potentialit&eacute; de son exploitation n'est pas &eacute;valu&eacute;e de fa&ccedil;on identique.</p> <p>Les modes de conception de son exploitation diff&egrave;rent donc, &agrave; la mesure des potentialit&eacute;s culturelles. Ainsi toutes les formes de pens&eacute;e &eacute;questre existent du fait du pass&eacute; ayant engendr&eacute; une recherche plus ou moins approfondie de sa meilleure utilisation.<br /> <br /> Des r&eacute;f&eacute;rences se mettent alors en place permettant de mieux se reconna&icirc;tre, mieux se ressembler et donc se rassembler. Le poids de la tradition vient alors accentuer cette volont&eacute; de s'accrocher &agrave; ces rep&egrave;res et de n'en d&eacute;mordre que tr&egrave;s difficilement, le mieux &eacute;tant toujours l'ennemi du bien&hellip;<br /> <br /> Ainsi sont &eacute;tablis les dogmes de l'&eacute;cole fran&ccedil;aise d'&eacute;quitation, de l'&eacute;quitation allemande, de l'&eacute;quitation espagnole, l'&eacute;quitation am&eacute;ricaine, etc&hellip;, &agrave; coups de pens&eacute;es p&eacute;remptoires ass&eacute;n&eacute;es par des ma&icirc;tres les singularisant et les illustrant dans le souci de servir le bien commun. <br /> <br /> C'est bien l&agrave; que nous en sommes aujourd'hui, nul ne peut le contester, except&eacute;e la nature elle-m&ecirc;me. Parce que la nature se fiche &eacute;perdument de savoir de quel pays, de quelle &eacute;quitation ou de quelle race est tel ou tel cheval!<br /> <br /> Le cheval ne peut pas ob&eacute;ir &agrave; des pens&eacute;es d'ordre humain car il est soumis exclusivement &agrave; des lois que seule la nature peut lui dicter. Et c'est pour cette raison que (1)"La pens&eacute;e &eacute;quine est sup&eacute;rieure &agrave; la pens&eacute;e &eacute;questre car elle ne peut ob&eacute;ir qu'&agrave; ses justes inclinations naturelles"!<br /> <br /><strong> (1) Pens&eacute;e &eacute;questre dict&eacute;e par la pens&eacute;e &eacute;quine, extraite du manuel d'&eacute;quitation :</strong><br /> <strong>"Cheval Oblige II" par M.F&eacute;vrie</strong>r <br /> aux <span style="font-family: Tahoma; font-size: x-small;">Editions PUBLIBOOK<br /> 14, rue des Volontaires<br /> 75 015 PARIS</span><br /> Prix : 33.54 euros)</p> <iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&bc1=000004&IS2=1&bg1=000004&fc1=FFFFFF&lc1=FFFFFF&t=aequfreducfon-21&o=8&p=8&l=as1&m=amazon&f=ifr&asins=274830117X" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe> <!-- END HTML --> Tue, 21 Sep 2010 23:44:01 +0200 Cheval qui résiste, cheval qui souffre http://aequus.fr/articles/articles-11-51+cheval-qui-resiste-cheval-qui-souffre.php http://aequus.fr/articles/articles-11-51+cheval-qui-resiste-cheval-qui-souffre.php <em>Par Michel Février</em><br /> <br /> <br /> <br /> <!-- START HTML --> <p><span class="quart"> <p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Cheval qui r&eacute;siste, cheval qui souffre&hellip;</strong></span></span></p> <p>Comme tout &ecirc;tre vivant, le cheval, &ecirc;tre de chair, de sang et d'os est assujetti &agrave; toutes les petites mis&egrave;res plus ou moins prononc&eacute;es inh&eacute;rentes &agrave; l'&eacute;tat de son moral ou de son physique. Elles peuvent &ecirc;tre b&eacute;nignes ou accentu&eacute;es en fonction certes de l'&acirc;ge (le corps vieillit irr&eacute;m&eacute;diablement). Elles peuvent aussi &ecirc;tre att&eacute;nu&eacute;es ou provoqu&eacute;es et m&ecirc;me aggrav&eacute;es selon le soin avec lequel le cavalier va les appr&eacute;hender.<br /> Bien souvent nous avons du mal &agrave; admettre que le cheval puisse souffrir.</p> </span></p> <p>J'entends bien ici ne pas mettre en cause la bonne volont&eacute; du cavalier qui, croyant bien faire, ne se rend pas compte du pr&eacute;judice qu'il peut porter au moral et au physique de celui pour qui il dispense une &eacute;norme affection et pourtant si peu d'attention. On ne peut pas condamner celui ou celle qui ne sait pas, seulement attirer son attention sur ce qu'on peut appeler la th&eacute;orie du 'point douloureux'.<br /> Le souci primordial, la responsabilit&eacute; premi&egrave;re du cavalier est de prendre en compte, &agrave; chaque &eacute;tape de la progression de son travail, le degr&eacute; de r&eacute;sistance du cheval &agrave; la demande de son cavalier. On peut la classer en quatre cat&eacute;gories : celle de la raideur, celles des r&eacute;sistances proprement dites de poids et/ou de force et enfin celle de la d&eacute;fense. Toutes ces r&eacute;sistances peuvent &ecirc;tre plus ou moins renforc&eacute;es, &agrave; l'&eacute;tat naturel, selon la conformit&eacute;, l'&acirc;ge ou la race.</p> <p>Le cheval manifeste son &eacute;tat de stress par l'opposition du physique &agrave; ex&eacute;cuter ce que lui demande son cavalier. Cela se traduit au plan de la raideur par une 'retenue' de se livrer compl&egrave;tement; au plan de la r&eacute;sistance de poids par une 'pesanteur' du poids t&ecirc;te-encolure sur les mains du cavalier; au de plan de la r&eacute;sistance de force, par un 'refus' de prendre le mors (coups de t&ecirc;te ou t&ecirc;te dans le poitrail); au niveau de la d&eacute;fense, par un 'rejet' total du cavalier.<br /> Il faut maintenant comprendre le processus qui peut mener le cheval jusqu'&agrave; refuser que le cavalier puisse le monter. Il faut donc aller chercher ce fameux point douloureux. Ensuite, apr&egrave;s l'avoir trouv&eacute;, il va falloir agir de telle sorte qu'on le r&eacute;duise jusqu'&agrave; le faire dispara&icirc;tre. Pour ce faire, il nous faut entrer dans le m&eacute;canisme de la r&eacute;sistance en situant pr&eacute;cis&eacute;ment son point de d&eacute;part (la cause) et son point d'arriv&eacute;e (les cons&eacute;quences.)<br /> Si on admet commun&eacute;ment que c'est la pouss&eacute;e des post&eacute;rieurs qui fait monter les &eacute;paules, faisant se soutenir le bloc t&ecirc;te-encolure, rendant le cheval coh&eacute;rent et permettant de le diriger facilement, on comprendra mieux que le foyer des forces propulsives, se situant dans l'arri&egrave;re-main peuvent devenir, &agrave; l'occasion des forces d'opposition. Si l'on consid&egrave;re que le cheval est un &ecirc;tre qui ne peut pas tricher, ni faire semblant, c'est parce qu'il aura mal &agrave; cet endroit, qu'il ne pourra donc pas ex&eacute;cuter ce qu'on lui demande.</p> <p>Les cons&eacute;quences vont immanquablement se porter sur l'avant-main et plus particuli&egrave;rement sur la bouche du cheval, et donc de l'acceptation ou non du mors. C'est ainsi que tous les d&eacute;sordres engendr&eacute;s par un manque de musculation du dos du cheval ( manque d'&eacute;quilibre, bute, tombe sur les genoux, se met sur les &eacute;paules, manque de coh&eacute;rence, tourne bien &agrave; gauche mais pas &agrave; droite, se sauve apr&egrave;s avoir saut&eacute;, ne marque pas l'arr&ecirc;t, etc.) se r&eacute;percutent sur sa bouche, &eacute;l&eacute;ment organique fondamental de la conduite directionnelle du cheval, de la r&eacute;gularisation de ses allures et de la ma&icirc;trise de sa vitesse. <br /> 'Un cheval qui accepte le mors, c'est un cheval qui a la puissance musculaire de pouvoir le faire'</p> <iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&bc1=000004&IS2=1&bg1=000004&fc1=FFFFFF&lc1=FFFFFF&t=aequfreducfon-21&o=8&p=8&l=as1&m=amazon&f=ifr&asins=274830117X" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe> <!-- END HTML --> Tue, 21 Sep 2010 23:42:01 +0200 Cheval Oblige II et l'ostéopatie équine http://aequus.fr/articles/articles-11-50+cheval-oblige-ii-et-l-osteopatie-equine.php http://aequus.fr/articles/articles-11-50+cheval-oblige-ii-et-l-osteopatie-equine.php <strong>Cheval Oblige II et l'ostéopatie équine</strong><br /> <br /> Par Michel Février<br /> <br /> <!-- START HTML --> <p><span class="quart"> <p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Extrait du manuel d&rsquo;&eacute;quitation intitul&eacute; : </strong></span></p> <p>&laquo; L&rsquo;&eacute;ducation fonctionnelle ou la formation sup&eacute;rieure du cheval &raquo;<br /><br />&agrave; para&icirc;tre prochainement. Auteur : Michel FEVRIER, n&eacute; le 29 juillet 1947</p> </span></p> <p>Pr&eacute;face de M. Pascal PAGANO, instructeur ost&eacute;opathe du centre d&rsquo;ost&eacute;opathie du &laquo; Centre ost&eacute;o ph&eacute;nix &raquo; (279, Route du Lachat, 74 330 POISY) dont M. Daniel SEGATI est le formateur agr&eacute;&eacute;.</p> <p><strong>J'ai voulu faire intervenir M. F&eacute;vrier pour plusieurs raisons:</strong><br /><br />Tout d'abord, il sait se montrer tr&egrave;s compr&eacute;henssif vis &agrave; vis du cheval dans son entit&eacute; ainsi que dans sa globalit&eacute;, ce qui explique la qualit&eacute; de son travail.<br /><br />&nbsp;De plus j'ai &eacute;t&eacute; agr&eacute;ablement&nbsp; surpris par sa philosophie ainsi que par les termes ost&eacute;opathiques qu'il emploie alors qu'il n'a jamais fait de formation dans ce domaine. Cela montre bien que sa discipline est intimement li&eacute;e &agrave; la notre.<br /><br />&nbsp;Nous avons eu l'occasion de parler, ensemble, &agrave; diverses reprises, ce qui nous&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; a permis d'&eacute;changer et partager des id&eacute;es. Ainsi je ne peux que complimenter sa volont&eacute; et sa motivation qui, aujourd'hui, nous permet d'en apprendre d'avantage et d'avoir un bon exemple de professionnel dans notre domaine.<br /><br />D'ailleurs ce professionnel respecte et adh&egrave;re &agrave; l'id&eacute;e que chaque corps de m&eacute;tier rattach&eacute; au milieu &eacute;quin a son importance et donc, qu'une seule sp&eacute;cialit&eacute; ne pourrait se charger correctement de tout.<br /><br />Parmi ces qualit&eacute;s, il est un des rares entra&icirc;neurs qui se pr&eacute;occupe &agrave; la fois du confort du cheval mais aussi du cavalier afin d'optimiser leurs performances. Ces pr&eacute;occupations lui permettent d'accorder de l'importance aux notions et aux techniques qu'il nous apportera dans la pr&eacute;vention de pathologie ainsi que des conseil que nous pourrons donner &agrave; nos cavalier.<br /><br />Enfin, sa motivation lui a permis d'apprendre &eacute;norm&eacute;ment sur le terrain en plus de la th&eacute;orie, ce qui fait de lui quelqu'un d'exp&eacute;riment&eacute;. Nous avons la chance aujourd'hui de pouvoir le faire intervenir pour pouvoir &eacute;changer avec lui et surtout apprendre.</p> <iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&bc1=000004&IS2=1&bg1=000004&fc1=FFFFFF&lc1=FFFFFF&t=aequfreducfon-21&o=8&p=8&l=as1&m=amazon&f=ifr&asins=274830117X" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe> <!-- END HTML --> Tue, 21 Sep 2010 23:38:01 +0200 La maitrise des émotions du cheval http://aequus.fr/articles/articles-11-14+la-maitrise-des-emotions-du-cheval.php http://aequus.fr/articles/articles-11-14+la-maitrise-des-emotions-du-cheval.php La maitrise des émotions du cheval<br /> <br /> L'émotion se caractérise par un état de stress qui peut être d'origine mental ou physique et dont la cause est toujours<br /> déterminée par une agression extérieure à l'être vivant ou liée directement à un mal-être intérieur. La conséquence se<br /> traduit par un état d'excitation, bien ou mal ressenti, pouvant le conduire à des comportements réactifs excessifs, voire<br /> extrêmes.<br /> <br /> L'homme comme le cheval n'échappe pas à cette composante naturelle, innée, comme à tout autre être vivant fait de chair,<br /> d'os et de sang. Chez l'homme, on peut citer l'exemple du vertige, la peur du vide. Mais d'une façon plus générale, l'homme<br /> peut arriver à vaincre certaines de ses peurs. La raison intervient alors qui lui permet de pouvoir contrôler certaines de<br /> ses émotions l'empêchant ainsi de nuire à lui-même ou à autrui.<br /> <br /> Or il en va tout autrement de l'animal. L'animal, en effet, ne possède pas cette faculté de self-contrôle comme l'être<br /> humain. Toute son existence est ancrée sur des pulsions régies par les lois de la nature. Il n'a donc pas cette possibilité<br /> maîtriser ses émotions, excepté si on le met dans les conditions d'une bonne disposition physique et mentale qui peut lui<br /> faire oublier ses douleurs.<br /> <br /> L'animal est réceptif à tout ce qui peut lui faire du bien mais aussi à tout ce qui peut éviter de lui faire du mal. C'est<br /> sur ce terrain là que doit s'engager tout cavalier (ière) digne de ce nom. La conformité longiligne de son squelette ne<br /> facilite pas la chose. Naturellement, il a tendance à creuser son dos et aussi à s'arcquebouter d'un côté plus que de<br /> l'autre. Alors imaginez donc, avec en plus le poids du cavalier sur son dos!<br /> <br /> Il faut donc prendre la nature comme elle est et faire avec. Et avec la nature, il n'y a pas de mystères. Il faut<br /> simplement renforcer la musculature du cheval pour qu'il supporte la charge qui pèse sur son dos. Les raideurs et<br /> résistances de toutes sortes disparaîtront au fur et à mesure de la progression du travail musculaire que lui prodiguera<br /> son (sa) cavalier (ière). Le cheval aura tôt fait de se rendre compte de cette amélioration qu'il attribuera à la justesse<br /> de la monte de son cavalier.<br /> <br /> Il prendra confiance jusqu'à ne plus craindre quoi que ce soit, du moment que son cavalier ne montre lui-même aucun signe<br /> d'inquiétude. Ainsi va se créer une vraie relation entre ces deux êtres vivants et l'un comme l'autre pourront s'encourager<br /> mutuellement dans les moments difficiles. Et même si son cavalier fait une erreur, le cheval croira que c'est de sa faute<br /> et fera tout pour la rattrapper.<br /> <br /> C'est alors, et alors seulement, que le cheval, en prouvant qu'il est capable de faire face à un imprévu très rapidement,<br /> montre qu'il est capable aussi de maîtriser parfaitement ses émotions.<br /> <br /> Auteur: Michel Février Wed, 15 Sep 2010 15:28:01 +0200