Droits et devoirs liés à la circulation routière

Droits et devoirs liés à la circulation routière



Le cheval, attelé ou monté, ou bien encore en main, est considéré comme un « véhicule » non immatriculé. A ce titre, il est soumis aux obligations du code de la route : priorité à droite, arrêt absolu à un stop, respect des feux tricolores, interdiction de franchir une ligne blanche, stationnement illicite, etc.
En cas d’accident, le cavalier est soumis aux mêmes obligations qu’un automobiliste.
La prudence et le respect des règles sur la route sont indispensables à la sécurité de tous, cavaliers et autres usagers de la route. Tout bon cavalier doit être un
bon conducteur.
A l'intérieur d'une agglomération, le maire peut appliquer des arrêtés municipaux visant à limiter l’accès de certaines artères urbaines pour des raisons de sécurité
collective ou d’encombrement de la circulation… Les cavaliers doivent respecter les panneaux d’interdiction ou d’obligation disposés à leur intention sur certaines
voies.
 
Certaines villes et villages ont la chance de posséder des chevaux, ce qui fait tout leur charme et leur attractivité.
L'urbanisation a progressivement nécessité l'aménagement de trottoirs là où se trouvaient initialement des allées cavalières. Les chevaux sont toujours là, pour le plaisir des cavaliers et de ceux qui les apprécient.
Entendre le battement des sabots sur les voies, rencontrer au détour d’un chemin, dans les bois, des cavaliers seuls ou en groupe, croiser des enfants heureux sur les poneys, ou tout simplement un petit âne, attelé et promenant des tout petits contribue à une qualité de vie que beaucoup envient.

Afin de respecter la liberté et la sécurité de tous, je vous propose de passer en revue quelques règles de bon sens pour une cohabitation harmonieuse.

En hiver particulièrement, à moins d'avoir accès à un manège couvert, la seule manière de sortir les chevaux est de les monter sur la route ou sur les sentiers. Cela ne pose pas de problème, le cheval est un animal d’extérieur, les cavaliers se trouvent amenés à traverser des routes, à emprunter le bois ou des chemins ruraux et à rencontrer des usagers de la route.
Quels conseils donner pour que tout le monde vive en bonne entente ?
Cavaliers :
Conformément au code de la route, le cheval monté est considéré comme un véhicule non immatriculé ( comme une mobylette ou une bicyclette) vous êtes tenus de respecter les panneaux de circulation vous avez parfaitement le droit d’utiliser la partie droite de la chaussée pour circuler sur les routes.

lorsque  vous êtes à pied, ( cheval mené en main ) l’ensemble est alors considéré comme un piéton et vous devrez vous placer entre le cheval mené en main et la circulation.
Ne sortez sur la voie publique qu’avec des chevaux éduqués. Votre cheval doit avoir un mors dans la bouche pour avoir le droit d’aller sur la route, vous ne devez jamais le lâcher s’il marche à coté de vous. Si vous sentez que vous allez avoir du mal à maîtriser votre monture, mettez pied à terre: quoi qu’il arrive, vous êtes sensé rester maître de votre véhicule-cheval.
Dans les bois ou sur la route, quand vous croisez ou doublez des piétons, faites le au pas pour ne pas les gêner ni les inquiéter.

Conduisez votre cheval afin qu’il ne constitue pas une entrave pour la circulation publique et que son croisement ou dépassement puisse s’effectuer dans des conditions satisfaisantes.

Respectez la tradition : faire signe un signe amical aux automobilistes lorsqu'ils ralentissent avant de vous dépasser est un signe de courtoisie apprécié.

Évitez de vous laisser surprendre par la tombée de la nuit : Les automobilistes vous voient mal et les phares peuvent inquiéter votre monture. Vous avez alors intérêt à porter des vêtements clairs et à placer en tête de file un cheval de robe claire.

Automobilistes et Deux roues : ralentissez avant de croiser ou doubler des chevaux ( considérés comme des véhicules non immatriculés ) en conservant une distance de sécurité de plus d’ 1m ( article R11-1 du code de la route ) , ne klaxonnez pas, ne faites pas ronfler le moteur.

Cyclistes : le cheval ne vous perçoit qu’au dernier moment, tenez en compte en conservant bien vos distances ( au moins 1m, c’est le code de la route ) lors du dépassement. Vous seriez particulièrement vulnérables à un écart ou à un coup de sabot.
Piétons : Les chiens doivent être tenus en laisse, surveillez bien vos enfants afin qu’ils ne s’approchent pas trop près des chevaux.
 
 
***
 
Le cheval est par nature un animal craintif, même si sa masse imposante laisse croire le contraire. A l’origine, habitué à vivre en troupeaux, c’est une proie dont les réactions sont parfois imprévisibles. Son comportement, face au danger sera invariablement de chercher à s’enfuir si elle le peut.

La vision du cheval est particulière du fait de la place de ses yeux qui ne sont pas placés sur le front comme chez l’homme ou le singe, mais en oblique et latéralement. De ce fait, le cheval peut voir deux images séparées en même temps, une de chaque coté du corps. Ce que le cheval perçoit n’est pas une image en 3D mais un large panorama avec des contours mal définis. Son champ de vision est bien plus large que le nôtre mais les images sont un peu floues. Pour la même raison il voit moins bien que nous ce qui est juste en face de lui et le prive du sens du volume.
En revanche sa capacité à déceler de petits mouvements est très aiguisée, ce qui le rend peureux.
 
Si le cheval n’est ( hélas pour certains ) plus le Seigneur de la route, il en est un usager à part entière et reste la plus noble conquête de l’homme.

Rappels utiles:

LES CAVALIERS ET LA FORÊT
L'équitation est par excellence un sport de nature et la forêt fournit à ce sport
un cadre incomparable, varié et agréable pour les hommes et les chevaux.
Connaître la réglementation, c'est d'abord connaître le propriétaire de la forêt
dans laquelle on se promène : État, collectivités locales ou propriétaires privés.
Les chevaux peuvent emprunter les voies ouvertes à la circulation publique et les
chemins spécialement balisés pour les cavaliers ou notoirement autorisés.

LES ROUTES ET CHEMINS QUI TRAVERSENT UNE FORET SONT
DE PLUSIEURS TYPES :
- Les voies publiques : ce sont les routes nationales, chemins départementaux
et communaux. Ils sont ouverts à tous les véhicules et le code de la route s'y
applique.
Les cavaliers peuvent les emprunter à moins d'une interdiction matérialisée. Ils
sont tenus de marcher sur le côté ou le bas-côté droit.
- Les voies privées : routes et chemins forestiers, layons, sentiers et sommières. Elles ne sont ouvertes au public que si le propriétaire l'autorise.



Un cavalier doit avoir 14 ans révolus pour circuler à cheval sur la voie publique ( 12 ans s'il est accompagné d’un cavalier d’au moins 21 ans) et 16 ans pour conduire un véhicule attelé.
Il n'a pas le droit de circuler sur les pistes cyclables, les trottoirs lui sont interdits.

Le cavalier indiquera tout changement de direction par un geste du bras.
Il est interdit de galoper en agglomération.
En dehors des agglomérations, on a le droit d' utiliser les accotements de plain-pied à droite par rapport au sens de la marche.
Si un cavalier marche sur l’accotement, les autres cavaliers doivent circuler en file.
Sur la chaussée, les cavaliers ont le droit de circuler à 2 de front.
Quand des cavaliers circulent par groupe de 10 ou plus, il y a « un chef de groupe » âgé d’au moins 21 ans. Il est responsable de l’évolution du groupe et est censé porter au bras gauche un brassard aux couleurs nationales. Il peut arrêter la circulation avec un signal disque C3 afin de garder son groupe ensemble, un cheval séparé de son groupe devenant facilement inquiet, donc imprévisible.

LES ATTELAGES

Les meneurs ne sont pas des cavaliers. Ils n'ont pas le droit de circuler sur les chemins réservés aux cavaliers et ne peuvent se mettre à 2 de front.

Ils doivent circuler sur la chaussée. Un attelage comprend au maximum 4 animaux en file, maximum 3 de front et doit être accompagné en nombre suffisant de façon à assurer la sécurité de la circulation.