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« La position prime sur l’action. »
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Rss La main du cavalier à l'obstacle
La main du cavalier à l'obstacle



"Toutes les fois que le cheval est placé dans des conditions matérielles l'éclairant sur ce qu'il a à faire, le seul instinct de l'animal devient, pour l'emploi de ses forces, un guide autrement sûr que les aides de son cavalier. Ainsi en est-il lorsque le cheval doit parcourir des terrains difficiles, accidentés, ou passer ou franchir des obstacles. Si souvent, d'ailleurs, la main du cavalier, loin d'aider le cheval, l'entrave dans ses actions, l'empêche d'utiliser tous les moyens que la nature lui a départis ! Pour lui, une main ignorante, indiscrète, c'est l'ennemi."

Souvenirs du Général L’Hotte
Le meilleur révélateur de la compétence d’un cavalier, ce sont ses mains, car elles témoignent à la fois de l’indépendance de ses aides, donc de son équilibre à cheval, mais aussi de la communication qui s’établit avec sa monture.

Les mains servent à contrôler et à régler l’impulsion. Faut il tenir ou rendre, et à quel moment ? Tout est question de dosage...


N’importe quel cavalier peut envoyer un cheval sur la main, mais c’est ce qu’il fait ensuite qui importe, une fois que le cheval est à « sa »main. La remise de main est une action subtile, difficile à percevoir pour la personne à pied qui observe le cavalier.

A l’obstacle, la faute la plus courante du cavalier est d’entraver le mouvement de balancier de l’encolure du cheval, punissant inconsciemment ce dernier de sorte que quand le cavalier reprend ses rênes, il ne ressente plus le besoin naturel de s’accrocher et soit en mesure en cas d’imprévu, de faire des remises de main sans appui, dans le but de ne pas offenser la bouche du cheval intempestivement, lorsque le cavalier a pris du retard sur le cheval (taxi).

Bien sûr, il est plus aisé de contrôler la direction et de retenir le cheval en restant assis dans sa selle qu’en restant léger au dessus du cheval en toute circonstance, mais c’est au détriment du respect de son dos et de sa bouche. il me semble important d’apprendre en premier à rester léger.

Deux écoles :

Jusqu'au milieu du XXème siècle, les mains du cavalier restaient posées de chaque coté de l’encolure pour accompagner le mouvement, de sorte qu’on pouvait imaginer une ligne entre la bouche du cheval, la main du cavalier et les hanches du cavalier.

L’immense avantage de ce style est de permettre au cavalier de conserver le contact en permanence avec son cheval, mais il requiert de la part du cavalier un équilibre parfait.


La tendance actuelle est pour le cavalier de conserver les mains sur le sommet de l’encolure de son cheval, coudes pliés, c’est une attitude plus sécurisante pour le cavalier qui peut toujours en cas d’imprévu s’agripper à la crinière ou de s’appuyer sur l’encolure de son cheval. Imaginons donc une ligne entre la bouche du cheval, les mains du cavalier et ses épaules.

Inconvénient de cette méthode : la perte de contact au planer qu’il faudra restituer à la réception, avec autant de tact que possible et sans à-coups.
Conclusion:

Quelle que soit la méthode choisie, l’important au final est de ne pas gêner la bouche du cheval ni son mouvement.

Le but à atteindre dans l’hypothèse d’un cheval bien dressé est de pouvoir aussi souvent que possible observer une descente de mains y compris sur les obstacles, afin de conserver au cheval sa spontanéité dans l’expression de son geste.

Rester attentif en permanence et acquérir le sentiment de l’équilibre et de l’impulsion sans gêner le cheval, dans la légèreté sont les conditions nécessaires pour parvenir à une décontraction générale du couple cheval-cavalier.
 
 
Note: 5
(2 notes)
Ecrit par: sleipnir, Le: 22/09/10