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« La position prime sur l’action. »
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Rss Le dernier enseignement de François BAUCHER
François BAUCHER (1796-1873)



Écuyer français - BAUCHER reste un génie dans l'art équestre, il fut un remarquable exécutant et un incomparable dresseur. Créateur de méthodes nouvelles de dressage, souvent difficiles à appliquer par un cavalier ordinaire, ses principes, tel que " Mains sans jambes, jambes sans mains ", sont couramment appliqués de nos jours.

Extrait de "Un officier de cavalerie", souvenirs du Général L'HOTTE :


Nous sommes en 1873. BAUCHER, malade, est mourant. L'HOTTE rend visite à son ancien maître. Il raconte :

"Dès que je fus rentré, il me dit : "Ah ! que vous avez bien fait de venir."

Puis revenant à son art, objet des travaux, des méditations de toute sa vie : "Avez-vous, me dit-il, pratiqué avec suite mes derniers moyens, auxquels vous seul avez été complètement initié ? Je suis heureux, avant de mourir, de vous les avoir transmis."

"Mais, pour ne prendre que sur les résistances, il ne faut jamais rapprocher vos poignets du corps, jamais ramené à vous, sans quoi vous prenez sur l'élan du cheval, même sur son poids, alors tout s'en va." Sa voix était faible ;

Mais la mimique accompagnant ses paroles était des plus expressives. Les mouvements des mains, des bras, du corps, mieux encore que la parole, rendaient saisissantes les dernières inspirations du maître.

Il me parla de mon régiment et m'entretint encore de ses derniers moyens.

Alors, prenant ma main et lui donnant la position de la main de bride, il dit : "Rappelez-vous bien, toujours ça." et il immobilisa ma main sous la pression de la sienne. "Jamais ça", et il rapprocha ma main de ma poitrine. "Je suis heureux de vous donner encore ça avant de mourir."
En le quittant, je l'embrassai et sa main serra bien affectueusement la mienne. Je ne devais plus le revoir que dans le cercueil."




Le toujours ça, appliqué à la position de la main, devant le Général l'Hotte, assis au chevet de son maître mourant, c'est à dire le coude plié et la main relevée.

Le jamais ça appliqué au "ramena ma main vers ma poitrine" : JAMAIS en ARRIERE, sans quoi "tout s'en va".

C'est le dernier enseignement de François Baucher : jamais en arrière, toujours vers le haut et vers l'avant.
D'où l'importance fondamentale de ne jamais reculer les mains, faute de quoi le cavalier tire et le cheval s'éteint.

"Toujours ça. Jamais ça."

François Baucher a établi deux méthodes, la première et la seconde manière.
Celle dont il parle ici "mes derniers moyens", correspond à la deuxième. La première manière était critiquable, la seconde représente les fondement d'une l'équitation de légèreté, ce que d'autres, après lui, auront appelé "l'équitation juste".
Sur la seconde manière, il n'a que très peu écrit. Le dépositaire de cette manière qui s'est chargé de l'enseigner et la transcrire est le Général Alexis Lhotte.

Pour accéder à la lecture de l'intégralité de l'ouvrage Un officier de cavalerie, cliquer ici
 
 
Note: 5
(1 note)
Ecrit par: sleipnir, Le: 24/07/11