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Il n'y a pas de mauvais chevaux, il n'y a que des mauvais cavaliers.
Auteur inconnu
 
Rss Porter des gants dans la pratique de l'équitation
Porter des gants dans la pratique de l'équitation: Pour ou contre?



Au delà du signe d'élégance que constitue le fait de porter des gants à cheval, les gants sont obligatoires en compétition de dressage, attelage ou hunter entre autre, pour des raisons de sécurité.

Si la commissure des lèvres du cheval ne dégage que peu de sensibilité, la langue, richement vascularisée est beaucoup plus sensible, le palais et les barres également, et toute action du mors dont le pont ne serait pas lisse et arrondi peut offenser le cheval.
Il en va de même pour l'auge, partie également sensible, potentiellement offensée par la gourmette de certains mors à effet de levier: porter des gants a une incidence sur les actions sur le mors.

Avantages:

- En extérieur ou sur un cross, les gants servent à éviter d'avoir les rênes qui glissent des mains lorsqu'il pleut, ou des rênes qui se rallongent intempestivement.
- Lorsqu'on travaille son cheval à la main, il est conseillé de porter des gants, pour éviter l'échauffement consécutif aux tractions du cheval sur la longe, dans le cas où il se défendrait ou chercherait à se dégager suite à une frayeur.
- En hiver, porter des gants chauds permet d'éviter d'avoir les doigts engourdis par le froid.

Inconvénients au regard de la sensibilité naturelle de la bouche du cheval

- Lorsqu'il travaille son cheval à pied, le dresseur offre un point d'ancrage par rapport au sol et il développe une force sous-estimée qui est bien plus importante que lorsqu' il est à cheval: toutes ses actions de mains sont augmentées du fait que le cavalier au sol reste dans un référentiel statique par rapport à celui du cheval en mouvement, le cavalier devra avoir la main liante et du tact.

- Dans le cas d'un cheval sensible, une action brusque ou rigide de la main du dresseur au sol risque d'être douloureuse pour la bouche du cheval et entraîner un durcissement de cette dernière, grevant toute action légère.

- A cheval, même s'ils sont très fins, les gants présentent cette couche supplémentaire qui isole le cavalier de certaines informations en provenance de la bouche du cheval, certaines mico-résistances peuvent ainsi passer inaperçues. Dans le cadre d'un travail en finesse et dans le cas d'un cheval sensible, la présence de gants va diminuer les sensations du cavalier et va conduire à des aides d'autant moins précises que les gants sont épais.

Dans la recherche de la légèreté et dès le début de l'éducation du cheval, le cavalier recherche la décontraction de la mâchoire pour obtenir une décontraction générale du cheval et favoriser une locomotion juste.
Dans le cas particulier où le cavalier travaille en bride, obligatoire dans certaines compétitions de dressage, l'action de la gourmette sur l'auge est à prendre en considération, l'auge est une partie sensible, les nerfs mandibulaires pouvant être agressés par une gourmette, habillée ou non, qui ne serait pas posée sur son plat. L'intérêt de monter en bride sans gants permettra une bien plus grande finesse dans les aides, déjà largement démultipliées par les effets du mors de bride et la minceur de son mors de filet.

A tester absolument par les cavaliers à la recherche du tact et dont les chevaux sont sensibles.
 
 
Note: 5
(1 note)
Ecrit par: sleipnir, Le: 03/04/17