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C'est dans la légèreté que repose l'équitation savante.
Général Alexis L'HOTTE
 
Rss Peur, respect, manipulation, violences verbales
La peur, le respect, la manipulation et la violence verbale envers le cavalier


Cet article aurait pu être classé dans la rubrique "cavalier", mais s'agissant aussi d'un être vivant, l'être humain a droit lui aussi au respect le plus élémentaire, celui de sa peur et de sa dignité.



La peur, que ce soit chez l'homme ou chez le cheval, est une réaction primaire issue de l'instinct de survie.
Elle est une émotion commune à tous les êtres vivants.
En tant qu'émotion humaine, même si elle ne paraît pas justifiée aux yeux de tous, même si elle peut paraître excessive, même si l'autre ne la partage pas, elle est digne de respect.
Le seul antidote à la peur est la CONFIANCE. Le rire peut-être aussi...
En tout cas jamais la violence, qu'elle soit physique ou verbale, encore moins la moquerie ou la colère.
Si quelqu'un n'accepte pas votre peur, cette personne là a tort.

"On ne peut prétendre maîtriser un cheval tant qu'on ne se maîtrise pas soi-même." En voilà une citation très à la mode, dont tout le monde use et abuse à tort et à travers! Je ne suis pas d'accord avec cette assertion parce qu' il m'est arrivé d'avoir vraiment peur, le cheval que je montais, au lieu de prendre le dessus ou bien la fuite, a pris le relais sur mes émotions pour me réconforter. La relation qui unit un cheval à son cavalier, qu'il soit son propre cheval ou un cheval monté occasionnellement, peut tout à fait transcender l' émotion primaire de peur ressentie par l'un ou l'autre pour la transformer. Il faut et il suffit que cheval et cavalier soient à l'écoute l'un de l'autre dans une relation amicale.

Dans le même registre, que vous soyez cavalier de club, demi-pensionnaire, propriétaire de cheval, enseignant en formation, employé dans une structure équestre, décideur, il se peut que vous ayez été confrontés à l'adversité face à des revirements de comportement de la part des intervenants quels qu'ils soient.
Comment arriver quand on y est soumis, à accepter l'idée que le comportement des gens qui gravitent autour du cheval puisse au fil du temps de détériorer au point de s'inverser ? Lorsque vous arrivez dans un endroit nouveau on vous accueille avec le respect nécessaire à l'autorité inhérente aux responsabilités d'un accueillant, RESPECT qui concerne la santé physique aussi bien que morale de la personne concernée, de sa sécurité et de ses droits.
Quelques mois plus tard, l'arrivant n'a pas changé mais autour de lui il s'aperçoit d'une dégradation des relations ou des engagements, qu'il est incapable d' expliquer mais qui est bien présente.
Quelques cas d'école à titre d'exemple:
Dans tel établissement où il a confié son cheval l'arrivant propriétaire peut s'apercevoir que l'animal n'est plus sorti à heures fixes, quand il est sorti, quand on ne lui ment pas, que les soins n'ont pas été donnés quand ils auraient dû l'être, ou pire, qu'on aurait pu lever la main sur son cheval en son absence et lorsque il arriverait, le cheval partirait se terrer au fond du box dès qu'il lèverait la main. Dans le pire des cas le cavalier partirait en vacances et au moment où il reviendrait, l'animal serait mal en point, faute de soins. Dans tel autre endroit ce serait l'inverse, on respecterait l' animal mais c'est l'humain qui serait soumis à rude épreuve, choyé au début, puis de jour en jour la victime va prendre conscience qu'elle n'a plus que le droit que de se taire et d'obéir à l'arbitraire de décisions aléatoires, de se conformer à ses règles changeantes, contingentes, inconstantes.
Ces décisions là peuvent être source d'illégitimité et d'injustice: par exemple être invité à participer à telle activité au début, puis au fil du temps, se voir refuser l'accès à ces mêmes activités ou tels chevaux, pour des raisons confuses ou tues.

Le plus important, c'est le respect de la dignité humaine et cela fait couler beaucoup d'encre.

Lorsque du jour au lendemain une personne se sent insultée par des sous-entendus, qu'ils soient verbaux ou écrits, on peut dire qu'il y a bafouement du principe de respect inconditionnel de l'autre quel que soit son âge, son sexe, sa santé physique ou mentale, sa religion, la condition sociale ou son origine ethnique.

Il est difficile d'évaluer le nombre de personnes qui font l'objet de violences verbales, la forme de violence psychologique la plus silencieuse, et largement aussi dévastatrice que la violence physique.

Le fait de prononcer des paroles insultantes ou injurieuses, d'insinuer la sottise, la paresse, la malhonnêteté intellectuelle, blesserait tout autant un individu que si on le frappait physiquement: La victime perdra l'estime qu'elle a d'elle-même si elle ne prend pas rapidement conscience de la manipulation sous-jacente.
Si l'individu est un élève, il y a une faute professionnelle consciente ou non, elle est grave parce que les mots blessants, humiliants, les commentaires ou sarcasmes en public sont autant de brimades inacceptables, des comportements qu'il faire cesser.

N'importe qui peut être victime de ce type de violences et nous sommes tous amenés à devoir faire face à cette situation un jour ou l'autre, sans regard de l'âge ou de l'origine, frère, sœur, voisin, adultes âgés ou jeunes... ce comportement peut être unique, inconscient, lié à un stress momentané, auquel cas l'agresseur s'en rendra compte et présentera des excuses, ou bien le fait d'une habitude de sa part et là il ne faut pas laisser faire.

Toute forme de violence verbale est nécessairement manipulatrice, elle vise à prendre le contrôle de l'autre, qui ne prend pas nécessairement conscience de l'intention. Le seul indice qu'il a, c'est qu'il se sent beaucoup moins confortable, moins à son aise, moins heureux qu'avant.
Quand on l'agresse, il se sent affligé, atterré, tellement surpris qu'il en est consterné et ne sait pas réagir. Avec beaucoup d'assurance et d'autorité, son agresseur le rabaisse et l'humilie par des insinuations litigieuses et plus ou moins énoncées, il sous-entend que l’autre est incapable, par exemple qu'il n'aura jamais accès à une certaine forme de Connaissance parce que c'est un "domaine réservé" à une élite de cavaliers et de chevaux pour prendre un exemple concret. De quel droit et à quel titre, la connaissance ne se partagerait-elle pas puisque c'est le cas en dehors des frontières ? Quelle valeur donner à une connaissance bien gardée dans des coffres et qui ne serait pas partagée?
En tout état de cause et pour revenir au sujet qui nous intéresse, cette violence va créer un sentiment de peur, d'angoisse et de honte pour la victime et c'est la forme de violence la plus fréquente parce qu'elle est insidieuse et très difficile à prouver.

Elle est souvent le fait d'individus instables eux même et manquant de confiance en eux, parfois narcissiques.

Comment détecter cette forme de violence?

- On remarquera des accès de colère où l'on traite la victime de noms blessants,
- on la blâme et on l'affuble de tous les maux.
- Le dénigrement verbal est l'outil privilégié,
- la fermeture: en ce sens où l'agresseur peut choisir d'ignorer ou ne pas répondre aux questions de sa victime dans le seul but de dominer la situation.
- Des brimades du jour au lendemain au sujet d'acquis ou de droits évidents comme celui d'avoir accès à ses affaires dans vestiaire ou à celles d'un cheval dans une sellerie fermée, de trouver porte close sans avoir accès au cadenas au moment où il en a besoin, et si l'intéressé demande à disposer de la combinaison pour y accéder, de s'entendre dire que la règle est de ne pas lui donner la combinaison sous prétexte qu'il n'est pas digne de confiance et pour mieux pouvoir le dominer et le manipuler.
Ce mécanisme de fonctionnement fait appel à des accusations non fondées, à des comportements humiliants et insultants, des attitudes menaçantes, visant à culpabiliser la victime face à une faute ou échec.
La décision qui s'ensuit est unilatérale, autoritaire, dans un but de contrôle.
Il peut s'agir d'abus de pouvoir, l'agresseur arrive même à insulter l'autre en sa présence et à l'humilier en public, ou devant ses amis.
Ce manque de respect peut cacher une jalousie excessive, conduisant l'agresseur à mentir et cacher ce qu'il pense vraiment pour mieux dominer l'autre, à faire de la rétention d'informations pour abuser de la confiance de l'autre en prenant des décisions où l'autre devrait être impliqué sans le consulter.
Une autre forme de brimade assez connue est le contrôle de l'autre par l'isolement, c'est assez fréquent et on s'en aperçoit facilement, car du jour au lendemain les règles changent et les portes se ferment arbitrairement sans que la victime soit capable de justifier les décisions par des raisons rationnelles. Avoir par exemple au départ l'accès à une certaine reprise ou à certains cours et au fil du temps se voir refuser cet accès sans être capable de donner une raison recevable, en érigeant une règle fantôme.
Il y a une forme de tromperie dans ces attitudes, qu'il faut identifier au plus vite afin de s'en sortir sans perdre son identité.

Dans toutes ses formes, la violence peut être très subtile et toujours difficile à prouver.
La violence n'est pas toujours frappante, mais elle fait toujours mal.

Il est urgent de trouver le courage de réagir vite si possible par le dialogue, lorsque les menaces sont réitérées ou tout simplement insupportables.



Quelles solutions en cas de préjudice moral mettant en grand péril l'intégrité physique ou mentale de la victime?
Caché:
Concrètement si aucun accord n'a été trouvé par le dialogue, une poursuite interviendra après le dépôt de plusieurs mains courantes voire de plainte déposée au commissariat mettant en évidence l'intention de nuire en tentant d'établir les faits par tous les moyens possibles (attestations écrites, courriers reçus...).

Il est utile de savoir que les injures sont punies par la loi, qu'elles soient proférées en privé ou en public, orales écrites ou contenues dans un support quelconque, que la personnes soit parfaitement identifiée ou identifiable même si elle n'est pas désignée de manière nominale.

Définie, au même titre que la diffamation par l’article 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse comme :

« Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l'identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés. Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure. »

Toute injure publique envers un particulier est un délit:
Toute injure privée envers un particulier constitutive d'une sanction. Seule une excuse de provocation, établie par tous moyens, appréciée souverainement par les tribunaux pourra la justifier.


Sources: portail juridique communautaire Legavox.fr
 
 
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Ecrit par: sleipnir, Le: 21/10/17