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Rss Morsure de tique et maladie de Lyme chez l'homme, chez le cheval
Outre la probabilité de piroplasmose chez le cheval, la morsure d'une ou plusieurs tiques apporte un autre risque, celui de la Borréliose de Lyme, ou maladie de Lyme, chez le cheval et chez l'homme.

A l'approche de l'été, plus précisément entre mars et octobre, chevaux et humains sont exposés aux morsures des tiques, et risquent d'être contaminés par la maladie de lyme.
L’incidence exacte de la maladie de Lyme en France est mal connue. Il existe des disparités régionales
importantes. L'ensemble du territoire français est touché par la maladie à l'exception du pourtour méditerranéen et
des régions montagneuses (> 1200 mètres). Les vecteurs sont des tiques de type Ixodes ricinus présentes dans les
sites humides et boisés, mais aussi dans les prairies et même parfois les parcs en zones urbanisées.



En bref :

La maladie de Lyme est provoquée par la morsure de tique. Cette maladie peut avoir différents degrés de gravité et nécessite une consultation médicale.
Au commencement, une lésion cutanée, une inflammation et des douleurs musculaires et articulaire sont les principaux symptômes.
En l'absence de traitement (antibiotique), des troubles neurologiques et cardiaque peuvent apparaître.
Il s'agit d' une maladie infectieuse articulaire, neurologique et cardiaque, dont la bactérie (Borrelia burgdorferi) est transmise à l’homme par une piqûre de tique. Cette maladie sévit en Europe, Amérique et Australie.



Chez l'homme:
Elle évolue en trois phases.
Première phase :
Elle provoque un érythème chronique migrateur apparaissant entre 3jours et 1 mois après la morsure par la tique
- Lésion cutanée, départ granuleux et inflammatoire sur le point de piqûre
- Extension de façon circulaire formant un anneau
- Faible fièvre
- Douleurs articulaires et musculaires
- La Lésion cutanée disparaît en 3 semaines



Seconde phase :
Elle dure de quelques semaines à plusieurs mois.
- Poussées de rougeur congestive
- manifestations neurologiques (radiculite, méningite)
- manifestations cardiaques (syncope, douleur thoracique...)
- Douleurs articulaires inflammatoires

Troisième phase :
Elle survient plusieurs années après la piqûre.
- Érythème avec atrophie de la peau
- Lymphome cutané bénin
- Rhumatismes chroniques d’une ou plusieurs articulations
- Atteinte du système nerveux centrale (cerveau, moelle épinière)
Diagnostic de la maladie de Lyme :

Le diagnostic de la maladie de Lyme repose essentiellement sur la symptomatologie. Une prise de sang mettra en évidence une anomalie et/ou une présence d’anticorps, témoignant de l’infection bactérienne. En cas de suspicion de la maladie, le médecin effectuera un électrocardiogramme à la recherche de troubles cardiaques.
Un bilan neurologique complet est également nécessaire pour la recherche d’une radiculite. Il pourra mettre en évidence des troubles sensitifs, musculaires et une disparition des réflexes dans le territoire du nerf touché par l’inflammation.
Une ponction lombaire pourra également orienter le diagnostic en cas de présence d’anticorps dans le liquide céphalo-rachidien.
Traitement allopathique de la maladie de Lyme :

Le traitement de la maladie de Lyme repose sur l’ antibiothérapie, qui traite les symptômes et prévient les manifestations neurologiques tardives.
L’évolution de la maladie de Lyme :

L’évolution vers la troisième phase reste rare. L’évolution est très favorable lorsqu’elle est traitée. Néanmoins, cette pathologie peut laisser des séquelles diverses :
- Neurologique (paralysie faciale..)
- Cutané (atrophie)

Certaines lésions peuvent persister après la guérison et devenir chroniques.
Traitements parallèles de la maladie de Lyme:

Ils pourront venir en complément des antibiotiques qui restent néanmoins le traitement essentiel en cas de maladie de Lyme.

Les principaux médicaments, traitements ou techniques utilisés sont les suivants:
Avant toute utilisation demander conseil à votre médecin ou pharmacien.
En homéopathie : Cuprum metallicum, Borrelia 200 K. 1000 K. 1000K (voir en pharmacie)
En phytothérapie : Tic-tox (huile essentielle), Silicium organique G5 (liquide), huile de Périlla
En vitamine, minéraux... : Fer, vitamine C, chlorure de magnésium

Chez le cheval:

Cette maladie infectieuse n'est pas contagieuse. Il faut l'intervention d'une tique pour être contaminé. Très répandue dans l'hémisphère nord, des tiques infectées sont détectées sur tout le territoire.

Souvent, l'infection est asymptomatique (absence de symptômes). Seule une sérologie positive permet de la détecter. Les symptômes peuvent être très variés et polymorphes :
boiteries
arthrites avec de la fièvre

Les symptômes cliniques sont multiples.
Il existe deux stades :
Un stade non spécifique dans les 8 jours après la morsure
inflammation de la peau : la peau devient hypersensible accompagnée d'une chute de poils (peau écailleuse en dessous)
Fourbure, perte de poids
Un stade plus spécifique, plusieurs mois après la morsure
arthrites entraînant des boiteries voir des paralysies

Plus rarement, complications cardiaques troubles neurologiques, lésions oculaires
Infertilité, avortements
toux

Diagnostic et traitement

La mise en évidence de la maladie de Lyme se fait par recherche de bactérie :
in vivo : dans le sang, liquide synovial, liquide céphalorachidien, colostrum ou urine
post mortem : dans les organes tels que le rein, le foie, la rate, le cerveau ...

ou par recherche des anticorps (test ELISA ou immunofluorescence) :
dans le sang
dans le liquide synovial

Traitement
Il n'existe pas de vaccin en France.

Traitement antibiotique (pénicilline) appliqué rapidement dans la phase septicémique donne des résultats satisfaisants
Traitement anti-inflammatoire préconisé en vue des symptômes articulaires

Conseils à suivre :
Les tiques sont actifs toute l’année lorsque les températures sont comprises entre 7 et 25°, dans certaines régions le risque peut exister en toute saison. Les risques sont augmentés dans des endroits boisés, ombragés, humides.

Les précautions à prendre :
- Rester sur les sentiers tracés
- Éviter les sous-bois sans protection (y compris cheveux)
- Mettre des vêtements couvrant la peau (pantalons, manches longues, chaussures montantes, chapeau)
- Employer des produits répulsifs contre les insectes (Tique en particulier)
- Vérifier qu’il n’y ait pas de tique sur vos vêtements, corps, cheveux, animaux à votre retour d’activité de pleine air

Conduite à tenir en cas de morsure de tique :
- N’employer ni éther ni autre produit (risque d’infection accru)
- Retirer la tique à l’aide d’une pince fine ou à épiler (ou pince à tique achetée en pharmacie)
- pincer la tique à la tête au plus près de votre peau
- Tirer droit sans faire de mouvement de rotation
- Après l’avoir retiré procéder à une bonne désinfection
Si vous ne souhaitez pas la retirer vous-même, consulter un médecin ou pharmacien

En cas de morsure, il est impératif de retirer la tique et de consulter un médecin.

Sources:
Service des maladies infectieuses et tropicales, Institut Pasteur...
---> Source et lien vers la fiche explicative.
 
 
Note: 5
(1 note)
Ecrit par: sleipnir, Le: 16/05/12