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Il n'y a pas de mauvais chevaux, il n'y a que des mauvais cavaliers.
Auteur inconnu
 
Rss La Myopathie Atypique
La Myopathie Atypique


• Epidémiologie :
Forme particulière de rhabdomyolyse chez les équidés qui connait une forte augmentation depuis une dizaine d’années. En 3 ans (2006-2009), l’UE a connu environ 600 cas sur 9 pays. La France, l’Allemagne et la Belgique représentent près de 70% des cas, ensuite vient l’Angleterre, la Suisse, les Pays-Bas et L’Irlande.
Cette maladie a un caractère saisonnier car 93% des cas apparaissent en automne sous forme d’épidémies, puis un peu au printemps, et rarement en été et en hiver.
Elle touche les chevaux vivant au pré, ou ayant/ayant eu un accès à l’extérieur, avec la présence d’arbres, de feuilles mortes et de bois mort. Les jeunes animaux sont plus à risques.
Cependant, les chevaux atteints présentent une déficience d’une enzyme (MAD : multiple acyl-CoA dehydrogenase) qui intervient dans le cycle de Krebs.

• Agents causaux : (supposés mais encore non démontrés)
☛ Hypoglycine A : toxine contenue dans les samares (fruits des érables), qui est ensuite métabolisée en MPCA carnitine dans le sérum et MPCA (methylenecyclopropyl acetic acid) glycine dans les urines. (agent de la myopathie saisonnière aux USA)
☛ Clostridium Sordelii : toxine létale
☛ Rhytisma acerinum : mycotoxine
Les agents causaux sont tués par grand froid, mais ils prolifèrent par temps humide.

• Signes cliniques :
Dans 50% des cas, il y a présence de signes cliniques (dégénérescence des muscles posturaux, respiratoires et un peu myocarde), tels que : faiblesses musculaires, abattement, raideurs, tremblements, suées, décubitus, problèmes respiratoires (tachypnée, dyspnée), dysphagie, anorexie, hypothermie/normothermie, hématurie, tachycardie, muqueuses congestionnées.
Dans de rares cas, on peut avoir des œdèmes sur la tête et des arythmies cardiaques.
A la palpation transrectale : le volume du colon est augmenté ou diminué, présence mucus dans les selles, douleur, distension de la vessie, diarrhée.
On peut avoir des complications des signes cliniques : coliques aigues, problèmes rénaux, cardiomyopathies.
Les signes cliniques sont proportionnels à l’intoxication.

• Diagnostic :
Grâce aux signes cliniques, présence d’arbres, une augmentation [CK] qui dure dans le temps.
Diagnostic de certitude avec une biopsie musculaire.

• Pronostic :
Taux de survie d’environ 26%.
☛ Positif : défécation, muqueuses rosées, normothermie, traitement vit B/C/E + anti-oxydants + sélénium/carnitine
☛ Négatif : décubitus, suées, anorexie, tachycardie, dyspnée, muqueuses cyanosées, coliques aigues, autres chevaux morts dans le pré
Les chances de survie dépendent uniquement du niveau d’intoxication.

• Traitement :
Il est surtout symptomatique : fluidothérapie, AINS, corticoïdes, vit B/C/E + sélénium/carnitine (supporte la fonction musculaire), +/- antibiotiques.
Le temps de récupération est de 5 à 15 jours. Si les signes cliniques sont trop forts on euthanasie souvent dans les 72h. S’il n’y a pas d’amélioration on euthanasie dans les 10 jours.

• Prévention :
Mettre les chevaux au box, éviter les prés avec des arbres et surtout les érables, enlever les feuilles mortes et le bois mort, supplémenter les animaux en vit et anti-oxydants.

Par Marie Desfarges
 
 
Note: 5
(1 note)
Ecrit par: sleipnir, Le: 17/11/13